Blessures au football

A. Définition de la médecine du sport

La médecine du sport regroupe la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies liées à l’activité physique chez un sportif ou non.

Elle comprend également les conseils et les mesures destinés au maintien et à l'amélioration de la condition physique des sportifs de tous âges et de tous niveaux.

Le médecin du sport collabore étroitement avec les kinésithérapeutes, les ostéopathes, les entraineurs sportifs, les diététiciens et les chirurgiens orthopédistes.

Le médecin du sport se fait parfois appelé à tort "médecin sportif", mais c'est bien un médecin du sport.

B. Rôles du médecin sportif

Le médecin du sport à 3 rôles essentiels

  1. Rôle de prévention

    • Donner des conseils pour un patient qui souhaite commencer ou reprendre le sport afin de ne pas se blesser.

    • Réaliser un certificat d’absence de contre-indication à l'activité sportive envisagée, en fonction de l'âge et de l'état de santé du sportif en réalisant un bilan physique, sanguin et un test à l’effort si nécessaire.

    • Suivre un sportif ou une équipe sportive afin de mettre en place un programme de prévention adapté à chaque sportif.

    • Donner des conseils de prévention sur le dopage et être attentif aux traitements que prend le sportif participant à des compétitions s’ils ne sont pas considérés comme dopant, dans quel cas il lui délivrera une « AUT », autorisation à usage thérapeutique.

    • Détecter les signes de d’excès d’activité physique, qui peuvent mener à l’anorexie, la perte de menstruations chez la femme, la perte de performance voire le burnout.
       

  2. Rôle de diagnostic

    • Tous les traumatismes aigus aux muscles, tendons et articulations qu’un sportif ou non sportif peut avoir lors d’une activité physique. (ex : entorse de la cheville, mal de dos, douleur au genou, douleur à l'épaule, déchirement musculaire,…)

    • Les pathologies de surcharge, c’est-à-dire celle liées aux microtraumatismes répétés chez un sportif ou non. (ex : tendinite du tendon d’Achille, syndrome fémoro-patellaire, fasciapathie plantaire, métatarsalgie, syndrome de l’essuie-glace, tendinite de la coiffe des rotateurs de l’épaule,…)

    • Prendre en charge les autres pathologies liées au sport comme les douleurs abdominales, les problèmes cardiovasculaires, digestifs, dermatologiques, hématologiques, …
       

  3. Rôle de traitement

    • Traiter toutes les affections liées aux sports ou non, en particulier les traumatismes (os, articulations, muscles, tendons, ligaments...). La plupart des lésions se traitent par une éducation du patient à sa pathologie avec de la kinésithérapie.

    • Dans certains cas, quand il s’avère nécessaire, le médecin sportif peut utiliser du tapping, de la mésothérapie ou une infiltration.

    • Le médecin sportif peut aussi prescrire une chaussure de course adaptée au coureur.

 

D’autres rôles sont aussi possibles,

Le médecin du sport peut aussi s’investir dans le suivi longitudinal de sportifs de compétition, ce qui implique qu’il possède ou ait accès à des compétences aussi diverses que la traumatologie, la physiologie de l’exercice, la nutrition… Pour les sportifs de haut niveau, il assume parfois le rôle de coordonnateur de l’équipe de spécialistes impliqués dans l’accompagnement de l’athlète de haut niveau : chirurgien orthopédiste, kinésithérapeute, podologue, diététicien, psychologue du sport… Il devra en outre connaître les règlements très stricts et régulièrement mis à jour concernant la lutte contre le dopage.

Le médecin du sport peut être impliqué dans la couverture médicale d’événements sportifs de diverses façons. Il peut être sollicité par une organisation, une fédération sportive pour la couverture d’une compétition.

Il peut aussi être amené à accompagner une équipe ou un sportif individuel à une grande compétition sportive ou un stage préparatoire. Ce type de mission nécessite des compétences spécifiques et une préparation anticipant tous les problèmes pouvant être rencontrés dans ce type de situations. En fonction du (des) sport(s) concerné(s), du nombre de sportifs impliqués, des conditions météorologiques et de l’endroit où a lieu l’événement, les problématiques que devra gérer le médecin du sport seront très diverses. Dans certains cas plus exceptionnels, l’assistance médicale se fera obligatoirement à distance (course transatlantique à la voile par exemple…).

Certains médecin du sport pratiquent aussi la « médecine de l’exercice » qui consiste à proposer à certains patients un programme individualisé et progressif d’activités physiques comme agent thérapeutique contre les maladies chroniques comme le diabète, l’hypertension, la lombalgie chronique, l’insomnie, l’arthrose, la bronchite chronique, etc… ou tout simplement chez le patient sédentaire.

Certaines pratiques sportives dans des environnements à risques particuliers requièrent des compétences très spécifiques de la part des médecins qui encadrent ces sportifs. Il s’agit de sports comme la plongée sous-marine, l’alpinisme, l’aéronautisme… Il existe donc des formations spécifiques reprenant de façon plus approfondie les connaissances en matière de physiologie hyperbare, hypobare que doivent maîtriser les médecins qui suivront ces sportifs. Ces formations intègrent également le diagnostic et la prise en charge des affections spécifiques à ces disciplines.

 

C.  Pour qui ?

La médecine du sport s’adresse certes aux patients sportifs, de tous niveaux, du novice à l’expérimenté.

Mais elle s'adresse aussi aux patients non sportifs qui se seraient blessés lors d’une activité, au travail, à la maison ou même sans raison apparente.

De plus, les patients souhaitant commencer ou reprendre une activité physique sans se mettre en danger, peuvent rencontrer un médecin du sport afin de réaliser un bilan général et obtenir un programme d’entrainement adapté.

 

D.  Causes de blessures

La cause numéro un, responsable de 80% des blessures, est la surcharge de stress mécanique sur le tissu, due très souvent à une erreur de programmation de l’entrainement. C’est simplement vouloir en faire de trop, trop vite !

Les autres causes qu’on peut retrouver successivement, sont ensuite, ce qu’on appelle les technopathies soit des erreurs au niveau du matériel utilisé (chaussure, raquette,…) ou encore des erreurs de techniques gestuelles (ex : épicondylite chez le joueur de tennis).

Une blessure peut aussi être favorisée par une mauvaise hygiène de vie, c’est-à-dire, le manque de sommeil, une mauvaise alimentation et une mauvaise gestion du stress (personnel, familial et du travail).

 

E. Prise en charge des blessures

Dans les pathologies de surcharge, le principal traitement, le plus important, est l’éducation du patient à sa pathologie. Principalement, le fait d’écouter sa douleur et d’y aller progressivement. On appelle cela, la quantification du stress mécanique.

Ensuite, la rééducation avec un kinésithérapeute occupe une place privilégiée. Le patient devra effectuer ses exercices tous les jours comme la prise d’un médicament car c’est la clé du traitement.  Le médecin du sport et le kinésithérapeute collaborent donc étroitement afin de permettre aux sportifs blessés de reprendre le plus vite possible leurs entraînements et compétitions.

La recherche de "technopathie" est aussi importante, comme une mauvaise technique ou une mauvaise chaussure.

La prise en charge se fait aussi globalement en veillant au sommeil, à la nutrition et au stress global du patient.

 

Dans le cas de traumatismes aigus sévères, une intervention chirurgicale spécifique peut s’avérer nécessaire (ex : réparation des ligaments croisés, suture d’un tendon sectionné,…).

 

Le médecin sportif a un rôle clé, en collaboration avec le kinésithérapeute et le chirurgien si nécessaire, décider de la reprise sportive du patient. Cette dernière doit être progressive et selon les recommandations des professionnels de la santé, au risque de se blesser une nouvelle fois.

Cette phase de reprise progressive est dénommée « réathlétisation ». Elle correspond au moment où le traitement traditionnel en cabinet de kinésithérapie se termine, où le sportif va progressivement remonter sur le terrain sans pouvoir cependant participer d’emblée à des compétitions ni pratiquer tous les gestes propres à son sport.

 

F. Quel diplôme faut-il avoir pour être médecin du sport ?

Le titre de médecin du sport n’est pas protégé. Il n’existe pas de diplôme de médecine du sport. En soi, n’importe quel médecin peut se nommer médecin du sport. Cependant, en Belgique, il existe un certificat interuniversitaire entre l’Université Catholique de Louvain et l'Université de Liège qui se réalise sur un ou deux ans.

Après, il incommode au médecin de se former et de suivre d’autres formations plus spécifiques afin de se spécialiser et de se tenir au courant des nouvelles recommandations. En effet, la médecine du sport est un domaine de la médecine qui est en évolution permanente qui a connu de grandes révolutions ces dix dernières années.

Personnellement, je continue à me former et je me tiens au courant des dernières actualités via différents abonnements.

 

G. Quel type de médecin du sport suis-je ?

Je suis un médecin sportif pour toute personne, quel que soit sa blessure et son niveau (sédentaire, jardinier du dimanche, randonneur, traileur, joueur de tennis,...). Je suis aussi spécialisé dans la course à pied. Je pratique le running depuis mon jeune âge et depuis quelques années, je pratique principalement la rando-course, trek avec bivouac et le trail de courte et moyenne distances.

Le trail est une discipline à part entière avec son lot de blessures à cause de son exigence, ses distances toujours plus longues et ses dénivelés.

Dans ce sens, j’ai réalisé des formations complémentaires auprès de la clinique du coureur. C’est un organisme de formation continue québécois très avancé dans la recherche sur la prévention et le traitement des blessures en courses à pied, approuvé par le « British Journal Of Medecine ».

Mon cabinet se situe à Esneux, dans la province de Liège, à 20 min en voiture de la ville de Liège.